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RESULTATS DU COMITE D'ECHANGES STRATEGIQUES DU 21 FEVRIER 2012

 

Tendances générales

 

Dans sa séance du 21 février, le Comité d'Echanges Stratégiques (CES) a constaté le regain d'appétit des investisseurs pour les actifs risqués. Les marchés d'actions et de crédit se sont en effet nettement revalorisés depuis le début de l'année, en revenant à des niveaux de cours enregistrés à l'été dernier, avant l'éclatement de la crise grecque. Les opérations de refinancement à 3 ans orchestrées par la Banque Centrale Européenne ont clairement évacué le risque systémique de faillites bancaires en chaîne en zone euro. Les nouvelles macroéconomiques sont meilleures que prévu : l'Europe semble pour le moment échapper à la récession, l'activité dans l'immobilier et l'emploi s'améliorent aux Etats-Unis, les pays émergents voient s'éloigner la menace inflationniste et baissent leurs taux.

Si tout milite à court terme pour être investi encore plus largement en actifs risqués, les gérants estiment néanmoins qu'une consolidation des cours est probable après une hausse quasi ininterrompue des marchés depuis la seconde moitié du mois de décembre. En conséquence, les curseurs de risques sont laissés inchangés pour le moment dans les différentes gestions.

Les gérants vont donc se montrer particulièrement attentifs à l'évolution des marchés risqués au cours des prochains jours et déclencheront si besoin un CES exceptionnel s'ils estimaient que les niveaux de risque pouvaient être encore augmentés, sur opportunité, dans les portefeuilles.

 
 
Les points positifs
 

- L'opération de refinancement à 3 ans (LTRO) effectuée en janvier a drainé près de 500 milliards d'euros de liquidités dans les banques de la zone euro. Une seconde opération est prévue le 28 février.
Cela a permis aux banques de sécuriser les financements apportés à l'économie pour des durées inférieures à 3 ans. La multiplication et l'enchaînement d'opérations de refinancement à 3 ans pourraient faciliter la propagation des baisses de taux à des échéances plus longues (à 4, 5, 6 ans) et contribuer à la poursuite de la normalisation des marchés de crédit.

- La Grèce semble enfin avoir trouvé un accord avec ses créanciers pour obtenir une aide supplémentaire de 130 milliards d'euros. Ainsi, les investisseurs pourraient donc passer à autre chose et s'intéresser par exemple au niveau de valorisation très bon marché des entreprises pour continuer d'acheter des actifs risqués.

 
 
Les points négatifs
 

- Si les négociations avec la Grèce semblent enfin avoir abouti, on se rend bien compte que le problème de fond n'a pas été résolu pour autant et que tôt ou tard il faudra se reposer la question du refinancement de ce pays et de sa gouvernance économique… La question pourrait revenir assez rapidement sur le tapis avec les élections législatives en Grèce en avril prochain, et les partis extrémistes pour le moment favoris dans les sondages...

- Le ton monte entre Israël et l'Iran. Si l'on est encore loin d'un conflit militaire entre ces deux pays, le prix du pétrole se raffermit sérieusement. Les pays consommateurs refont des stocks - jusqu'ici très bas. Attention à ce qu'un renchérissement trop important des prix du pétrole ne déclenche pas une récession mondiale en sapant notamment la reprise naissante de la croissance américaine !

 
 
 
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